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Sèche tes pleurs – histoire de mom qui ne laisse pas pleurer

Crédit photo : valeriepoulin.com

Je vous préviens, je ne suis pas d’humeur. Après une (millième) chicane virtuelle, j’ai décidé d’écrire, de tout écrire une bonne fois pour toutes. Tannée de pas pouvoir exprimer le fond de ma pensée ou plutôt d’être absolument incapable de faire entendre raison. J’en ai plein d’alliées, des centaines, des milliers. Des amies virtuelles comme dans la vie, d’autres moms qui elles non plus ne laissent pas pleurer leurs kids. Mais ça, tu peux pas en parler parce que ça sera vraiment pas long qu’on va te citer Brigitte Langevin et qu’on va tenter de démontrer hors de tout doute raisonnable que c’est pour le bien du bébé au fond, que ça lui rend service…

Stop.

On recule la cassette et on assimile ce que je viens de dire.

« Laisser pleurer un bébé c’est pour son bien. » Ça sonne bien tu trouves? Moi non plus.

Y’a tellement de sous-entendus, de compartiments et de catégories que c’est hyper difficile de tout énoncer. Ça doit être pour ça qu’avoir un livre en sa possession où tout est si bien expliqué ça rassure? Je ne le laisse pas pleurer mon kid, jamais. Et tu sais quoi? Chaque fois que je dis ça, c’est interprété comme une attaque, comme si le simple fait que je clame ne pas le laisser pleurer faisait de moi une vantarde, une snob, une péteuse plus haut que l’trou. Je te rassure tout de suite, je suis dans la classe très moyenne, je porte présentement un chandail moyennement propre (ou sale ça dépend du spot), et je suis incapable d’appliquer du eye-liner. J’suis une femme ben, ben normale.

Et puis avant de me faire expliquer (pour la centième fois) que certains bébés ont du reflux, sont BABI, ont des besoins spéciaux, j’aimerais spécifier que mes jumeaux de 2 ans ont tout ça. En plus de la cécité, de retards mentaux et j’en passe. Je ne les laisse juste pas pleurer. Là on ne parle pas de bébé qui chigne, qui lire et qui se semi-relève dans son lit. On parle d’un bébé qui hurle, qui pleure à pleins poumons.

Durant des minutes entières sous prétexte qu’il fait noir dehors.

Penses-tu que je l’ai pas lu c’te livre là? Que j’ai pas moi aussi parcouru tous les articles sur le sommeil? Que j’ai pas moi aussi considéré le 5-10-15? Mais je peux pas, je peux juste pas. Ton bébé là, y’a besoin de toi, de ton amour, de tes bras. Si t’appelles ta mère au milieu de la nuit, aimerais-tu mieux qu’elle ignore ton appel en se disant tout bas que « t’es assez grande pour te débrouiller et que si elle répond tu ne seras jamais indépendante? » Ou t’aimerais mieux qu’elle réponde parce qu’esti que des fois-là, t’as juste besoin de ta mère. T’en as pas de raison. T’as pas faim, t’as pas soif, ta bobette est pas sale pis t’es même pas proche d’être en danger de mort.

Tu veux juste ta mère.

Y’en a pas de différence entre laisser pleurer ton bébé jusqu’à ce qu’il vomisse, le soir dans son lit because t’as décidé qu’il était assez tard et qu’il fallait qu’il dorme ou le laisser pleurer tout seul dans son lit au beau milieu de la journée pour aller faire tes emplettes. Là j’te vois rouler des yeux pis trouver que j’exagère. Relis du début. J’exagère pas, je compare.

Sur les groupes de moms (dont je me fais allègrement sortir dès que j’expose mon avis sur le sujet), y’a des femmes qui demandent conseil pour que leur kid de 2 mois dorme la nuit. Et puis, même si j’ai le goût d’aider, de faire preuve d’empathie et de donner des trucs, y’a une partie de moi qui se dit que ça se peut pas. Que ça doit être un troll parce que je refuse de croire que quelqu’un ose essayer le 5-10-15 à cet âge-là, encouragé par une cohorte d’inconnues prêtes à tendre la main.

Yé pas prêt ton kid. Simple de même. C’est plate, y’a fallu que ça tombe sur le tien. Maudit que je te trouve forte de pas craquer, pis que je te comprends! Mais y est pas prêt. Simple de même. Y t’appelle. C’est ton nom qu’il crie en pleurant, y’a juste pas la bouche assez vieille pour t’expliquer qu’il a peur. Pour te dire qu’il veut juste te toucher, te sentir.

C’est long han des fois? Esti que c’est long. T’es là à le bercer et tu ne sais plus quoi faire et puis tu lis tout ça, tu lis qu’après 3-4 jours de terreurs, de vomis et de pleurs, ils finissent par les faire leurs nuits. Ça veux-tu dire que t’as réussi ou ça veut dire que ton kid a compris que t’étais pas là pour lui? C’est quoi la réponse la plus plausible, tu crois?

C’est tellement difficile, de se faire une idée juste lorsqu’on est cernées jusqu’en dessous des bras! Mais jamais je ne pourrai me rentrer dans la tête que laisser pleurer, fatiguée ou non, est une méthode qui ne laisse pas de traces, qui ne fait pas de dommages. Et puis pas besoin de vous rappeler que techniquement, j’ai autant le droit de m improviser subitement intervenante puisque moi non plus je n’ai pas de diplôme en la matière mais semblerait que ça ne soit pas nécessaire… Le problème, le VRAI problème c’est que socialement en 2017, même si on veut toutes le bien de nos enfants, on se laisse bercer par notre égoïsme, notre manque de sommeil à nous et surtout on se laisse rassurer par des inconnues qu’on a jamais vus de notre vie et qui ne connaissent pas nos enfants, lorsque celles-ci nous assurent que « c’est ben correct ». Laisser pleurer son bébé, c’est pour notre bien à nous au fond? Et puis ne venez pas me dire qu’une maman qui dort la nuit est une meilleure maman parce que non seulement c’est faux, mais ça démolit la description même des tâches d’une maman, surtout d’un bébé de 8 semaines. 8 semaines! Quand je regarde des photos de bébés de 8 semaines, j’ai peine à croire qu’on tente de lui faire faire ses nuits.

Mais ça, j’ai pas le droit de dire ça, han? J’ai pas le droit parce que toutes celles qui laissent pleurer vont tout à coup monter aux nues et me lapider, parce que j’ai osé dire que ta job en tant que parent c’est d’être là pour ton bébé quand LUI en a besoin, pas quand TOI ça t’adonne.

Pour toutes celles qui sont en train de virer folles et qui hallucinent tant elles sont brûlées, respire fille. Y’en a plein d’autres options. De la chiropractie en passant par l’ostéopathie, des suppléments de vitamines D en passant par la natation. Et puis si même après tout ça, ton bébé dort pas la nuit, il est peut-être juste pas prêt?

Ça va être rough fille, tu vas être cernée mauve et jaune et y’a des bonnes chances que tu pleures pour rien…souvent. Mais au fond là, ton bébé y t’appelle et puis ça c’est tout un cadeau.

 

MELANIE M

MÉLANIE M.

Crédit :Pixabay

Éviter une mort horrible

Le soleil glisse vers l’horizon, peignant le peu de nuages d’une jolie teinte rosée. Les enfants à l’arrière pépient joyeusement toutes sortes de niaiseries à tue-tête, mais ça ne m’irrite pas. Nous sommes sur la route du retour de chez une amie enceinte vers chez ma mère, sur l’autoroute 40. À cet instant, le monde est beau. L’air frais et humide transporte de douces odeurs de fleurs et d’herbes qui ont pris si longtemps à arriver, avec ce printemps qui traînait en longueur.

Portée d’une paisible joie de vivre, je me concentre sur la route, car cet instant, je le veux infini, je ne veux pas en perdre une seconde. Je dépasse paresseusement une semi-remorque, le seul véhicule à proximité de nous et j’attends un long moment avant de me placer devant, loin devant. Je ne pressens rien, je suis seulement d’un naturel prudent et respectueux, surtout en compagnie de ma marmaille.

Moins d’une minute plus tard, je remarque une tache sombre à l’avant sur le bord de la route. Trop proche à mon goût, j’en reconnais les formes rapidement :

C’est un chevreuil qui broute les derniers brins d’herbe sur le bord de la route et qui regarde l’autre côté de l’autoroute. De toute sa beauté, il devient une réelle menace pour nous et mon cerveau coupe d’un coup net toute émotion. Je calcule froidement nos chances de survie et mes options en quelques millisecondes.

J’ai le choix de reprendre la voie de gauche en ralentissant, sachant que la bête pourrait décider de traverser à ce moment précis et probablement me tuer sur le coup de l’impact.

J’ai aussi le choix de freiner sur la voie de droite, frapper le chevreuil innocent qui aurait probablement traversé à ce moment, et nous faire écraser par la semi-remorque qui nous suit. Je le sais, j’envisage le pire en premier.

Je choisis donc une dernière option, probablement la plus téméraire et calculée. Je freine dans ma voie pour alerter la semi-remorque et me tasse sans trop de précipitation sur l’accotement de droite, direction du fâcheux chevreuil, afin de l’effrayer. Avec l’aide de la bande rugueuse, mon plan fonctionne à merveille et j’ai assez freiné pour avoir évité l’impact avec la bête.

Je reprends contact avec mon côté humain alors que la semi-remorque nous dépasse en nous contournant vers la gauche pendant que le chevreuil galope vers la forêt, au son du joyeux tintamarre de mes enfants qui n’ont eu conscience de rien et qui enterrent volontairement le son de la radio. Je suis un peu sous le choc d’avoir sauvé plusieurs vies, et je pense à tous les autres qui n’ont pas eu la chance d’y parvenir. Tout ce qui me vient en tête, ce sont d’horribles images d’accidents tragiques où il devient soudainement trop aisé d’y transposer nos visages…

Vraiment, je suis soulagée d’entendre mes enfants bien vivants et je souffle en reprenant la route. Je rattrape bientôt tout aussi paresseusement la semi-remorque. Arrivée à sa hauteur, je ralentis et jette nerveusement un furtif coup d’œil au conducteur, curieuse de savoir s’il se porte bien aussi et si je ne l’ai pas trop effrayé. Tout ce que j’aperçois, c’est un immense pouce en l’air à mon intention qui fait disparaître d’un coup toute ma nervosité.

Je n’aurai pas de médaille, mais nous le savons, on a évité le pire!

 

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JOELLE M.

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Accès gratuit à Parcs Canada en 2017 et 7 activités à faire en famille à Québec

L’été est maintenant installé, et pour moi « été » rime avec sorties! Comme j’habite dans la Capitale de notre belle province, je vous fais part brièvement de mon top 7 d’activités à faire en famille, à Québec.  Je tiens aussi à vous parler de Parcs Canada qui pour le 150e de notre pays, offre l’accès gratuit à tous ses parcs.

  1. Promenade Samuel de Champlain

Promenade de 4,3 kilomètres qui longe le boulevard Champlain entre le pont Pierre-Laporte et la côte de Sillery.  Idéal pour un pique-nique en famille et jouer dans les jets d’eau, tout en admirant le fleuve.

  1. Baie de Beauport

Profitez de la plage, des jeux d’eaux et d’activités nautiques, tout cela à 5 minutes du centre-ville de Québec.

  1. Aquarium du Québec

Une journée à l’Aquarium du Québec, c’est une journée à rencontrer les 10 000 animaux marins qui y séjournent.  Repas et entraînements de certains animaux marins sont à l’honneur.  Profitez aussi des jeux d’eau et du parcours d’arbre en arbre pour les enfants.

  1. Village Vacances Valcartier

Beau temps, mauvais temps, dirigez-vous vers Valcartier où vous pourrez profiter du parc aquatique.  Pour une journée ensoleillée, rafraîchissez-vous dans la piscine à vagues, dans l’une des 35 glissades d’eau ou bien dans l’une des deux rivières thématiques. Le Bora parc est à essayer pour une journée de pluie. Cet endroit ouvert depuis moins d’un an est un parc aquatique intérieur à l’ambiance polynésienne. Tout pour nous faire oublier les grisailles de l’été!

  1. Chute Montmorency

Marcher au-dessus de la chute d’une hauteur de 83 mètres, sur le pont suspendu.  Vous pouvez y accéder par les escaliers ou bien par le téléphérique.  Pour les courageux, vous pouvez essayer la tyrolienne double qui passe directement au-dessus de la chute.

  1. Les Galeries de la Capitale

Qui n’a jamais entendu parler des Galeries de la Capitale?  Un incontournable pour toute la famille à Québec. Que ce soit pour les manèges, le magasinage, une bouffe en famille ou le cinéma IMAX, tout le monde y trouvera son compte.  Intéressant lors d’une journée de pluie ou en moment de canicule.

  1. Le Domaine Maizerets

Souvent surnommé le « Central Park » de Québec, le Domaine Maizerets couvre une superficie de 27 hectares.  Endroit idéal pour une marche et un pique-nique en famille.  Plusieurs activités sont offertes gratuitement comme le labyrinthe végétal, la tour d’observation, les modules de jeux, la piscine et la pataugeoire.

Comme je vous mentionnais tout à l’heure, pour fêter le 150e de la Confédération, Parcs Canada offre un accès illimité aux parcs nationaux, aux aires marines nationales de conservation ainsi qu’aux lieux historiques nationaux partout au Canada pendant toute l’année 2017. Vous pouvez commander vos vignettes sur le site internet de Parcs Canada ou lors de votre première visite dans un des parcs.  Une seule vignette est nécessaire par voiture. Vous trouverez également les endroits participants sur leur site Internet.  Une belle manière de profiter de la nature et des endroits historiques en famille, et tout cela gratuitement!

 

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VANESSA F.

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La V ou la fin d’une ère

C’est fait! Monsieur est passé sous le bistouri. Malgré que ce soit une intervention assez simple, c’est tout un branle-bas de combat! Tout d’abord, il faut prendre la décision. Et prendre une décision qui affecte le corps de l’homme très directement, eh bien ce n’est pas facile! Mais mon conjoint comprenait très bien le fait que j’ai porté et accouché deux fois et que j’ai également pris la pilule contraceptive longtemps. J’ai fait ma part, on se comprend bien là-dessus. Mais le gros de la décision, ce n’est pas de choisir la vasectomie, c’est de savoir si la famille est finie.

Dès que notre fille est née, nous sommes tombés en amour avec ce petit bout de femme et après maintes discussions, nous avons décidé d’en avoir un deuxième. J’ai trouvé la transition dure après la venue du deuxième et je ne voulais pas d’autre enfant. Cependant, les regarder grandir et nous épater, se rendre compte que nous étions capables de gérer nos emplois respectifs ainsi que notre routine familiale, nous (en fait, plus moi que lui) a donné le goût d’en avoir un troisième (oui! oui!). Mais nous ne sommes plus très jeunes (mi-trentaine) et nous aspirons à voyager avec nos enfants et personnellement, je me vois mal le faire avec un bébé naissant. Ainsi, après plusieurs discussions sérieuses, nous avons décidé que notre famille était terminée. Il pouvait donc prendre son rendez-vous (la partie la plus difficile pour lui je crois, parce qu’il lui aura fallu 5 mois pour le prendre).

Après sa petite rencontre de préparation avec le médecin, on en a reparlé (j’en ai reparlé) et notre décision est restée la même. Il rappelle donc pour prendre LE rendez-vous, celui de l’intervention et à ma (très) grande surprise, il n’y avait que deux semaines d’attente. Ouf!

Ces deux semaines ont passé vite et j’ai continué de parler subtilement du fait que nous pouvions encore annuler. Mais mon conjoint était sûr, très sûr de notre décision. Bref, il est passé sous le bistouri il y a une semaine. C’est fait… Je voudrais avoir pitié de sa « souffrance », de sa difficulté à marcher, à s’asseoir, à dormir, mais j’en suis incapable. Pas parce que j’ai accouché deux fois et que j’ai plus souffert que lui, non du tout. Parce que chaque fois qu’il se plaint, qu’il dit avoir mal, c’est un rappel que c’est fini, que la famille est finie et qu’il n’y a pas de retour en arrière (il y en a un, mais jamais, au grand jamais, monsieur y songera). Donc pour moi, cet épisode est la fin d’une ère, celle de ma famille de trois.

Par contre, je m’encourage en me disant que j’en ai deux en santé, deux qui me rendent si fière. Oui, j’ai un deuil à faire, je vais le faire. Et comme dirait mon chum, si jamais on est envahis par des zombies, c’est bien plus facile de se sauver avec deux enfants qu’avec trois… 😉

 

GENEVIEVE T

GENEVIÈVE T.

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Headster Kids : Des couvre-chefs pour tous!

Depuis quelque temps, on entend de plus en plus parler des casquettes Headster Kids. On les voit partout : à la télé ainsi que dans plusieurs boutiques.

Dernièrement, j’ai fait ma curieuse en allant au lancement de leur nouvelle collection d’été, malgré le fait que j’étais déjà conquise par leurs produits. En entrant dans le petit café où avait lieu le lancement, j’ai été séduite par l’ambiance festive, colorée et invitante qui attendait les invités en cette belle fin de journée d’été. La décoration mettait bien sûr en vedette ces fameuses casquettes si originales ainsi que tout plein de petites douceurs afin de nous ramener en enfance.

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Crédit : Safia Barrou

 Headster Kids permet enfin d’avoir des casquettes qui donnent un look d’enfer pour les p’tits mecs et les p’tites nanas qui veulent avoir du style durant la saison estivale. Du look « bad boy » au style plus funky, des motifs colorés estivaux aux imprimés plus sobres, des casquettes et des chapeaux, il y en a pour tous les goûts! Une belle façon d’ajouter du punch à un petit kit d’été.

Petite nouveauté cet été, une taille bébé. Pas de jaloux : des mini poulets, aux plus grands, en passant par papa et maman poules, toute la famille pourra se créer un look parfait. De plus, Headster offre maintenant des chapeaux avec les plus beaux imprimés. Ces chapeaux sont réversibles ce qui permet d’avoir d’un côté, un look funky, et de l’autre, un look plus sobre. C’est l’accessoire parfait pour protéger les mini poulets et poulettes lors des belles journées ensoleillées.

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Karina Laflamme, fondatrice de Headster Kids

Crédit: Safia Barrou

 Visitez leur site Web ou leur page Facebook pour découvrir toute la collection!

 

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MÉLANIE P.

 

 

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Encouragez-vous l’usage de l’anglais à la maison?

Je suis présentement en train de faire un microprogramme de 2e cycle en enseignement de l’anglais langue seconde.

C’est en discutant avec d’autres étudiants de ma classe, parmi lesquels certains sont déjà des profs d’anglais, que j’ai été surprise d’apprendre que certains parents n’ont rien à foutre de l’apprentissage de l’anglais de leur enfant. Certains parents pensent même que l’anglais, à l’école, c’est inutile.

J’imagine que ça dépend de ce que fait le prof avec ses élèves, j’en conviens. Mais nous avons tout de même un cadre strict à respecter et des compétences à évaluer, au même titre que le français, les mathématiques et tout le tralala. À partir de la première année du primaire, on nous suggère fortement de ne parler QUE l’anglais en classe. Vous pensez que vos enfants font pitié? Du tout! Je vous dirais que ce qui fait pitié dans tout ça, c’est le degré de maîtrise de l’anglais de certains profs qui n’ont pas les qualifications pour le faire. Si vous avez la CHANCE d’envoyer vos enfants dans un programme intensif en anglais à l’école, FAITES-LE. Vous n’avez pas idée à quel point c’est enrichissant pour eux. Ils ne sont jamais trop jeunes.

En attendant, voici quelques liens, livres et émissions (chez nous, la télé, c’est en anglais seulement, en tout temps!) que je vous suggère afin de développer le goût d’apprendre l’anglais.

Le site English Central suggère de petites vidéos adaptées au niveau d’anglais de l’enfant ou de l’adulte. Elles ont toutes des sous-titres en anglais, ce qui aide à peaufiner sa prononciation.

Learn English Kids suggère plusieurs activités comme écouter des comptines, découvrir du vocabulaire relié à certains thèmes et plus encore.

L’application PBS PLAY AND LEARN est super simple et amusante. Il suffit de régler le langage à « English » et le tour est joué! Si votre enfant ne parle pas du tout l’anglais, il aura besoin de votre soutien, mais je vous promets qu’il apprendra vite!

Pour les adolescents et les adultes, la meilleure application que j’ai trouvée, c’est Duolingo. C’est entre autres avec cette application que j’ai appris l’allemand : c’est vraiment un must pour apprendre une langue seconde, peu importe laquelle!

J’ai toujours prôné les émissions éducatives dans mon salon : Curious George a longtemps été l’émission de prédilection de mon grand garçon.

Les vidéos YouTube parfaites quand on est seule à la maison en train de préparer le souper : toutes les vidéos de Super Simple Songs… Mais surtout lui qui fait fureur chez nous :

 

 

Les livres que mes enfants ont voulu que je lise et relise :

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Toute la collection de Little Blue Truck (anglais quand même avancé, mais ce sont tellement de beaux livres!)

 

Partagez-nous vos livres préférés en anglais!

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CAROLYNE D.

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Respire par le nez la mère!

C’était l’une de ces journées qui te font rêver d’une autre vie l’espace d’un (parfois très long) moment. Ça ne faisait même pas deux minutes que t’avais récupéré les enfants à la garderie, que déjà, en refermant la portière, t’avais hâte au lendemain pour les y ramener. Ton grand de quatre ans qui se transforme en Maria Callas à la moindre contrariété (Attends, tu pleures parce que tu voulais que j’arrive plus tard? Really?!? ). Sans parler de ta poulette de 15 mois qui hait donc ça se faire strapper dans son siège et te le laisse savoir à grand déploiement. Tu regrettais au fond de toi de ne pas t’être un peu attardée au bureau au lieu de te garrocher comme chaque soir pour aller quérir le fruit de ta chair. Et tu feelais cheap de penser ça, évidemment. Tu savais le genre de soirée que ta mauvaise inclination, jumelée à celle de tes poulets laissait présager. Rien pour t’encourager. Mais t’avais juste pas assez de bonne volonté pour changer d’humeur et encore moins pour mettre en pratique les dix-neuf milles trucs que t’as pinnés sur ton tableau « Pédagogie » sur Pinterest. Ça arrive à tout le monde.

Ça fait que pendant que ta patience fondait comme la banquise en juillet, et que tes répliques au chialage des enfants devenaient de plus en plus cinglantes, une pensée furtive s’est glissée dans ton esprit. « On jase là…mettons que j’allais prendre une longue marche, pis que j’allais vraiment me perdre dans le trafic pendant quelques jours, pas de cellulaire, ça serais-tu si pire? » Après tout, ils ont un père, plutôt adroit et digne de confiance. Et manifestement de bien meilleure humeur que toi ces jours-ci. Alors après avoir caressé cette idée, tu t’es calmée. Un peu, juste assez pour passer au travers de ta soirée jusqu’au coucher (Alléluhiah!) des enfants. Même si tu le sais que tu le feras jamais, juste le fantasme de t’imaginer partir sans valises ni petits accrochés aux mollets, ça t’a fait du bien. On a les fantasmes qu’on peut.

Namasté chère mère indigne.

 

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MAUDE B.

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Ma sœur et moi, nos grossesses simultanées

Crédit photo d’entête : Brigitte Brunet

Ma sœur avait déjà un garçon : mon filleul adoré. Elle nous a annoncé qu’elle était enceinte du deuxième à Noël et j’ai su que j’étais enceinte 3 jours plus tard. Ayant deux fausses-couches derrière nous, mon mari et moi avions choisi de garder le secret jusqu’à ce que l’échographie de 12 semaines nous confirme que tout allait bien. C’est un choix personnel parce que gérer sa peine est une chose, mais gérer celle de nos proches était encore plus difficile pour nous.

Après avoir bu mon litre d’eau et regardé la petite télévision qui projetait le plus beau film de ma vie, l’annonce est tombée : bébé parfait. Parfait dans le sens de parfait. Parfait dans le sens où nous pouvions recommencer à respirer et y croire. Parfait dans le sens où nous pouvions commencer à en parler plus que sur le bout des lèvres de peur de rendre ça trop réel et avoir mal encore. Parfait comme dans : nous pouvions maintenant l’annoncer à nos proches!

Il faut comprendre que les deux fausses-couches que nous avons vécues se sont déclenchées quelques jours après l’annonce officielle faite à nos proches. Les deux fois! Pour nous, c’était comme l’étape décisive. Ma sœur et moi avons fait un album throwback pour la fête de mes parents où nous reprenions la pause de nos photos d’enfance, mais 20 ans plus tard. Puis la dernière page montrait nos deux échographies et une photo de nous qui tenons notre bedaine.

Nos parents étaient touchés et aux anges, tout comme nous. Fini les cachotteries! Ma sœur et moi avons donc eu le privilège de partager nos grossesses simultanément. Mis à part un petit nuage noir lors d’un déclenchement placentaire (quelques jours après l’avoir annoncé à nos proches, of course!), nous avons vécu deux belles grossesses. Nos DPA étaient à deux semaines de différence et nous faisions des blagues comme quoi il suffisait d’un peu de retard de l’une et un peu d’avance de l’autre et nous accoucherions la même date. C’est précisément ce qui s’est passé!

Ma sœur est partie pour l’hôpital et a accouché de son deuxième fils en un éclair, fidèle à son habitude. Un beau garçon en santé que nous sommes allés rencontrer en fin de journée. C’est en quittant l’hôpital de St-Eustache que j’ai perdu mes eaux, juste avant d’entrer dans l’ascenseur. Des petites fuites tout au long du trajet pour nous rendre à la voiture (une chance que j’avais des serviettes de bain dans mon sac d’hôpital qui était déjà dans la voiture). Nous ne l’avions pas dit à personne, car je devais accoucher à Laval!

Rendue à l’hôpital, j’ai appelé ma sœur pour lui annoncer tout ça. J’ai pleuré. Parce que j’avais la chienne, mais aussi parce que c’était beau et ça m’a fait du bien de lui parler avant le moment le plus fort de ma vie. Mon accouchement s’est passé tout autrement du sien, 7 heures de contractions sans progression qui s’est terminé en césarienne (dénouement qui, by the way, m’allait très bien. Je vous ai déjà raconté mon amour pour la césarienne).

 
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Crédit : Sabrina Hurd

Au final, deux beaux garçons en santé! Deux cousins de 15 heures de différence, mais chacun leur date de naissance.

 

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SABRINA H.

 

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Mon bébé est plus fort que le tien

Récemment, j’ai vécu pour la première fois du jugement envers ma fille. Bon, mon côté positif me dit qu’une première fois en onze mois et demi, ce n’est pas si mal quand j’entends certaines histoires autour de moi, mais au final, je pense que c’était une fois de trop. Je n’en reviens juste pas et je crois bien ne pas me faire à l’idée que de nos jours on se permet encore de juger les autres et de se comparer entre nous.

Pour vous mettre en contexte, j’étais invitée dans un événement où il y avait plusieurs mamans que je ne connaissais pas accompagnées de leurs enfants. En discutant avec l’une d’entre elles, je mentionne que ma fille aura un an sous peu. C’est alors que la maman en question dévisage ma fille qui rampait par terre et me dit : « Elle rampe encore et elle a presque un an?! Moi ma fille a 8 mois et marche à quatre pattes depuis longtemps! » Là vous devez comprendre qu’il m’en a fallu beaucoup pour rester diplomate dans ma réponse. Sérieusement, je m’en fous tu moi que sa fille de 8 mois marche à quatre pattes, non, mais elle aurait pu faire l’arabesque en récitant l’alphabet que ça ne m’aurait pas fait un pli! Alors après une grande respiration et une bonne gestion de moi-même, j’ai fini par lui répondre le plus poliment possible que ma poulette sait très bien marcher à quatre pattes, mais qu’elle adore ramper. So what?!

Crédit : GIPHY

Je vous jure que j’ai eu droit à un regard snob comme on ne m’en a pas fait souvent, elle a ensuite poursuivi sa discussion avec son amie en vantant les exploits de sa fille et en faisant comme si je n’existais plus. Wow! Il faut dire que je ne rentrais de toute évidence pas dans son moule de maman parfaite. Avec la mise en plis impeccable, maquillée comme une professionnelle, elle portait des jeans Guess moulants que je n’aurais jamais pu mettre même avant ma grossesse et elle était juchée sur des sandales à talons aiguilles qui me donnaient mal aux pieds juste à les regarder.

Sérieusement, cette anecdote me fait réfléchir. Une situation anodine qui a pris beaucoup d’ampleur parce que je ne peux pas croire qu’on se met des standards quand il s’agit de nos enfants. Déjà que j’ai du mal avec les gens qui prennent un malin plaisir à rabaisser les autres pour se remonter et qui se prennent pour d’autres. Imaginez comment je me suis sentie face à ce commentaire qui ne me visait pas moi personnellement, mais ma fille de moins d’un an!

Je trouve ça triste qu’entre mamans qui ont toutes vécu sensiblement les mêmes choses lors de notre passage vers la maternité, on ne s’appuie pas plus entre nous. Avoir un enfant ne devrait pas nous amener à nous sentir en compétition avec la maman d’à côté. Après tout, je suis certaine qu’au final nous avons toutes le même but soit de voir nos enfants s’épanouir et en santé!

 

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JULIE H.

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Sortir de la maison sans maquillage, un défi?

La journée sans maquillage a eu lieu le 6 juin dernier… On dirait que beaucoup de gens sur les réseaux sociaux ont pris plaisir à dire que pour eux, ce n’est qu’une journée comme les autres. Encore pire, certains croient que c’est complètement inutile alors j’ai décidé de faire mon « coming out » (ce n’est pas super scandaleux, rassurez-vous).

Moi qui prône l’estime personnelle, la diversité corporelle et qui tente de les instaurer à tous mes clients et abonnés, qu’ils soient hommes ou femmes, je réalise que j’ai moi-même manqué d’estime personnelle dans ma jeunesse, puis dans le début de ma vie adulte. Cela se traduisait simplement par mon incapacité à sortir de la maison sans maquillage. Pas un gros maquillage là, juste du cache cerne et de la poudre, question de cacher de légères imperfections. Au cas où j’allais croiser quelqu’un, de peur de déplaire.

Je ne blâme pas du tout ma mère, mais cela provient en quelque sorte de mon éducation. Enfant, lorsque j’étais blême, que je manquais un peu de couleur, j’avais droit à un peu de rouges à lèvres sur les joues pour une virée au centre commercial. Sa mère devait lui faire la même chose (ou lui pincer les joues ou est-ce une légende urbaine?!) et je ne suis pas certaine qu’elle fasse l’épicerie encore aujourd’hui sans mascara (allo Maman!!!)

Avec le temps, j’ai pris confiance en moi – avoir 30 ans, non mais quelle révélation ce fut de mon côté! – et je suis capable de soutenir le regard de quelqu’un même si j’ai le malheur d’avoir un bouton stupide sur le menton. J’ai beaucoup plus confiance en moi, heureusement!

C’est pourquoi je voudrais donner envie à toutes les femmes qui ont des boutons dans le front, une cicatrice, des cernes pour cause d’enfant de 3 ans qui ne dort pas encore la nuit ou, peu importe ce qui peut les achaler au point d’être mal à l’aise, de se donner une chance et de réaliser que personne n’est parfait.

Bonus: Personne ne va passer une moins bonne journée s’ils te croisent pas arrangée!

Et toi? Est-ce que tu sors de la maison sans maquillage?

 

JULIE

JULIE B.